Sophie Delpeux

Sophie Delpeux, body art et histoire de la performance

Sophie Delpeux contribue au séminaire Arts & Sociétés autour des pratiques performatives et du body art. Sa réflexion porte sur les conditions historiques d’apparition de ces formes, les défis qu’elles posent à l’écriture de l’histoire de l’art et la place qu’occupe le corps comme matériau et comme sujet.

Le corps comme medium

Travailler à partir du corps engage des questions qui débordent largement la sphère esthétique : statut du sujet, douleur, vulnérabilité, intimité, rapports de pouvoir. Les artistes du body art ont déplacé les frontières de l’œuvre en faisant de leur propre présence un support actif. Cette exposition du corps n’est pas un simple geste provocateur ; elle interroge les conventions du regard et les attentes que la société projette sur les figures masculines et féminines.

Documenter l’éphémère

La performance pose un problème historiographique spécifique : comment écrire l’histoire de gestes qui n’existent que dans l’instant de leur exécution ? Photographies, films, témoignages et reliques deviennent les seuls vestiges d’une expérience qui leur échappe par définition. Sophie Delpeux examine la manière dont ces traces, parfois mises en scène, sont devenues à leur tour des œuvres, redéfinissant les rapports entre acte, document et mémoire dans les pratiques contemporaines.

Contribution publiée dans la revue en ligne du séminaire Arts & Sociétés, dirigé par Laurence Bertrand Dorléac à Sciences Po Paris.

Recent Posts

    Recent Comments

    Aucun commentaire à afficher.