Marie Semmer — Modernités plurielles

Marie Semmer, modernités plurielles et géographies de l’art

Pour cet article publié dans la revue Arts & Sociétés, Marie Semmer prolonge sa réflexion sur les modernités plurielles. La perspective déployée invite à reconfigurer la cartographie de l’art moderne en accordant une attention soutenue aux scènes périphériques et aux échanges transnationaux.

Sortir du récit unifié

Le récit unifié de l’art moderne, longtemps construit autour de Paris puis de New York, a laissé dans l’ombre des trajectoires significatives développées dans d’autres capitales européennes. La perspective comparatiste défendue ici ne consiste pas seulement à ajouter des cas mais à modifier les principes mêmes de l’enquête. En suivant les déplacements des artistes, des œuvres et des concepts, on rend visible un tissu d’interactions où les hiérarchies habituelles se trouvent souvent inversées.

Méthodes et matériaux

Cette histoire repose sur l’examen attentif des correspondances, des catalogues d’expositions internationales, des revues d’avant-garde et des fonds d’archives dispersés. Le travail mobilise plusieurs langues et plusieurs traditions historiographiques. Il exige aussi une attention aux contextes politiques très variés dans lesquels les artistes ont évolué, du début du siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres. La diversité des matériaux nourrit une écriture historique qui se veut moins synthétique que polyphonique, attentive aux décalages temporels entre les scènes étudiées.

Contribution publiée dans la revue en ligne du séminaire Arts & Sociétés, dirigé par Laurence Bertrand Dorléac à Sciences Po Paris.

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